Vos droits de travailleur.euse
Faisons une rapide présentation des conseils où Force ouvrière prend votre défense.
Tout d'abord, en tant que travailleur.euse vous disposez du droit de vous syndiquer mais également d'être représenté.e face à votre patron.ne. Ce droit est essentiel afin d'établir un rapport de force avec le patronat et de mieux se défendre, de façon collective. C'est aussi au conseil de prud'hommes que nous faisons valoir vos droits et vos revendications.
Travailleur.euses de la plateforme logistique de Casino à Gaël, en lutte contre la suppression de leurs postes.
Le Conseil de Prud’hommes
Le conseil de prud'hommes (CPH) est une juridiction tout à fait particulière puisqu’elle tranche uniquement les litiges entre les salariés du secteur privé et leur employeur relatif à l’exécution ou à la cessation du contrat de travail. C’est une juridiction paritaire composée pour moitié de représentants des employeurs et pour moitié de représentants des salariés.
Depuis 2018 ceux-ci sont désignés et non plus élus enlevant ainsi le droit à tous les salariés de droit privé de voter. Ainsi, la distribution des sièges de conseillers prud'hommes se fait en fonction de la représentativité syndicale.
Force Ouvrière, dans le département d’Ille et Vilaine, a actuellement 10 conseillers prud’homaux répartis sur les conseils de Rennes et Saint Malo.
Notre organisation est particulièrement attachée à l’existence du Conseil de Prud’hommes.
Force Ouvrière a pour principe que ses conseillers prud’hommes prennent pleinement la mesure de leur fonction de magistrat et donc ils ont pour objectif de défendre le droit du travail, son existence, d’être les garants de la règle et donc de juger en droit et non en équité ou selon des principes moraux qui peuvent être différents d’une personne à l’autre.
C’est pour cela que notre organisation a pour règle de former ses conseillers prud’hommes et de leur apporter toute l’assistance possible quant à l’exercice de leur mandat. Cette activité permet à la fois de défendre individuellement des salariés victimes de licenciements abusifs et/ou de précarité injustifiée, mais elle est également un élément pour maintenir une interprétation du droit qui soit la plus favorable possible aux salariés.